Comment lutter contre la phobie sociale ?

La phobie sociale est bien plus qu’un simple ressenti qu’on pourrait facilement dissimuler, ou relativiser au moment où elle se manifeste. C’est un véritable trouble de l’estime de soi.

Elle est toujours reliée à une dévalorisation de soi personnelle. Il faut donc également s’attaquer au problème de la confiance en soi, si l’on veut réussir à vaincre la phobie sociale.

Ce trouble sociale se transforme en un véritable frein dans la vie de tous les jours. Un obstacle qui pousse à vous refuser le droit de vous épanouir. Et cette peur intense apparaît le plus souvent dans les situations le regard des autres devient persistant.

Confronté à cette peur, il vous arrive peut être de faire des crise de panique ou de l’hyperventilation. Mais ce n’est pas le seul effet de la phobie sociale. L’anxiété provoque également une forte tension du corps. Au bout d’un moment, cela va entraîner des douleurs de nuque ou des douleurs musculaires. L’hormone du stress est aussi produit en grande quantité pendant les crises d’angoisse ou de panique. Et ses effets à moyen et long terme sont aussi négatif sur la santé.

Vous avez aussi parfois du mal à trouver le sommeil. Si ce n’est pas en raison de la réaction de stress provoquée par l’anxiété, c’est par angoisse de créer de l’angoisse. Il s’agit d’une angoisse des situations générant de l’angoisse.

Et la crainte d’agir ou de dévoiler des signes de stress de façon embarrassante devient envahissante, et finit par vous paralyser totalement. Chaque interaction devient source de stress et représente une épreuve bien plus importante qu’il n’y paraît.

Mais pourquoi cette crise d’angoisse incontrôlable apparaît ? Y a t-il quelque chose à faire pour la maîtriser ?

 

1) Des pensées qui vous paralysent

 

Vous êtes peut être dans cette situation actuellement. L’anxiété sociale ou la phobie sociale vous force à essayer de tout anticiper. Elle se manifeste même parfois plusieurs jours avant une situation redoutée. Commence alors une hypervigilance envers toutes les situations pouvant vous exposer au regard des autres. Et chaque seconde, la peur de mal faire devient présente, ce qui diminue votre concentration et vous pousse parfois à commettre des erreurs.

Cette peur devient excessive par rapport aux dangers réels de la situation. Mais cet état d’angoisse n’est pas toujours perceptible et compréhensible par l’entourage. Vous redoutez sans doute que d’autres remarque ce stress, cette angoisse, et cela vous demande alors encore plus d’énergie pour essayer de la dissimuler.

Une chose est certaine, la phobie sociale est un phénomène réel, concret, mais pourtant issu de votre seul façon de penser.

Je vais maintenant vous présenter la situation différemment. Imaginez que la phobie sociale ne soit pas un seul et unique problème insurmontable. Vous devez plutôt prendre tous les sous-problèmes qu’elle comporte. Et si vous suivez ce raisonnement, vous aurez ainsi bien plus de résultats et de facilité à faire tomber toutes ces petites barrières une à une, et parvenir au résultat final.

L’un des sous-problèmes qui me semble primordial, est certainement le manque de confiance en soi. Il y a chez vous une représentation négative de soi par rapport aux autres. Et vous subissez certainement toutes ces petites phrases qui viennent entretenir ce manque de confiance en soi : « J’ai peur que l’autre remarque mon stress», «  J’ai peur d’être ridicule», « J’ai peur de ne pas être à la hauteur », « Le regard de l’autre me gène et me fait me poser des questions : suis-je normal ? » ou encore « J’ai peur de rougir et que ça se voit ».

Tout cela vous paralyse, et vous restez alors enfermé dans cette prison de verre. Votre vie sociale, professionnelle, ou encore amoureuse en subie inévitablement les conséquences.

2) Une des solutions pour vaincre la phobie sociale

Vous savez certainement que le regard communique bien plus que n’importe quelle partie de votre corps. Non seulement il peut transmettre votre confiance, mais il augmente la crédibilité de votre message. Il vous aide aussi à comprendre ce que l’autre essaye de dire, ou ressent. Ainsi, 93% de la communication est non verbale. Et 55% est visible dans le comportement, les gestes, les postures, et le regard…

Comment vous comportez vous pendant une conversation ? Est-ce que vous regardez les gens de manière agressive, douce, ou bien vous avez plutôt le regard fuyant ?

Si vous évitez le regards dans des situations gênantes, cela peut vous soulager dans l’immédiat. Mais à moyen et long terme, cela participe à aggraver le problème. Votre manque de confiance et votre phobie sociale s’enracineront un peu plus profondément. Et vos peurs vous isolerons peu à peu.

Savoir regarder quelqu’un est un art assez délicat à maîtriser, mais vital pour communiquer et retrouver confiance. Alors, comment faire pour améliorer ce point ?

Votre regard fournit des informations. Un regard trop soutenu peut être vu comme agressif, un regard évasif et vous n’avez pas d’intérêt pour ce que raconte votre interlocuteur. C’est souvent une aptitude négligée et pas assez exploitée lorsque l’on communique.

Comment faire pour utiliser à votre avantage cette aptitude ?

Et bien vous allez devoir vous lancer :

  • Vous pouvez profiter de chaque prochaine discussion à 2 pour pratiquer cet exercice. Durant ces conversations, entraînez-vous à soutenir le regard de votre interlocuteur, mais sans le mettre mal à l’aise bien entendu.
  • Vous pouvez choisir de commencer avec des personnes qui vous mettent le plus en confiance possible (amis proches, famille). Cela facilitera grandement l’exercice les premières fois.
  • Puis, vient le moment où vous prendrez la parole. A ce moment là, interrompez de temps à autres ce contact visuel. Mais ne regardez pas en bas, cela indiquerai à votre interlocuteur que vous souhaitez mettre fin à la discussion.

Et si ces méthodes peuvent vous paraître relativement simples en lisant ses lignes, dites vous que c’est pourtant la première d’une grande série de marches que vous devrez franchir. L’important étant toujours d’avancer de façon intelligente et progressive.

3) Conclusion

C’est seulement en améliorant différents aspects de votre vie, que vous parviendrez à atteindre vos buts.

La phobie sociale et l’anxiété sociale sont souvent sources d’un discours intérieur et d’une auto-critique excessivement dur envers soi même. Aucune nouvelle expérience ne peut donc être bénéfique, et servir d’encouragement pour la suivante.

La première étape est alors de prendre conscience de toutes les difficultés qu’il vous faut surmonter. Puis, vous devrez apprendre à percevoir vos qualités, à poser un regard bienveillant sur vous-même pour accepter de vous exposer à celui des autres ensuite.

Mais il vous faudra à tout prix éviter le piège de l’isolement. Se dire que finalement la solitude est la meilleure solution, et que vivre autrement demande bien trop d’efforts. Tenir ce discours sera extrêmement nocif pour votre vie à moyen et long terme.

Puis, dans un second temps, seront nécessaire des méthodes d’expositions aux situations redoutées. Pour cela, vous êtes libre de choisir tous les outils nécessaires. Effectuer des thérapies de groupe sont une des solutions disponibles. L’autre solution moins contraignante, sera d’utiliser des outils de développement personnel.

Ces méthodes naturelle devront être utilisées en premier recourt. Les traitements médicamenteux ne seront à ne réserver qu’en cas de phobie sociale très intense et très gênante. Et lorsque les autres méthodes et psychothérapies ne sont pas suffisantes, ou ne peuvent être mises en œuvre.

 

Avant de partir, voici un article régulièrement consulté, qui pourrait également vous intéresser :

 

 

Si vous souhaitez aller plus loin et lutter efficacement contre la phobie sociale et parvenir à reprendre confiance vous, je vous partage ce lien de mon livre numérique, où j’y rassemble de nombreuses méthodes que vous pourrez appliquer dès aujourd’hui : CLIQUEZ ICI.

Commentaires fcbk

Leave A Response

* Denotes Required Field